Association pour

la Promotion des

Iles de Paix

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Projet 2010

Consolidation des dynamiques socio-économiques et agricoles à Chillanes et Pallatanga

L’Équateur comprend, géographiquement, 4 régions très distinctes : la côte, la cordillère des Andes, l’Amazonie et les Iles Galápagos, et est divisé, administrativement, en 24 provinces, elles-mêmes subdivisées en cantons et en communes urbaines et rurales (appelées « paroisses[1]»). Dans le secteur rural andin, les paroisses sont constituées de communautés, petites entités rurales regroupant une quarantaine de familles en moyenne.  Ces communautés sont organisées autour d’un centre populaire, le centre paroissial.

La présente demande de cofinancement concerne d’une part la paroisse de Chillanes et d’autre part le canton de Pallantanga, tous deux situés sur le versant ouest de la Cordillère des Andes, tournés vers l’océan Pacifique :

Ø      La paroisse de Chillanes est l’une des deux paroisses qui composent le canton du même nom, situé au sud de la province de Bolivar.  Le canton s’étend sur 654,5 km². Les principaux centres économiques environnants sont Guaranda, la capitale provinciale (72 km), Riobamba (129 km), Ambato (171 km) et, sur la zone côtière, Guayaquil (132 km).

Ø      Le canton de Pallatanga est situé au sud-ouest de la province de Chimborazo.  Il s’étend sur 377 km² et est traversé par la route Panaméricaine.  Les principaux centres économiques environnants sont la capitale provinciale, Riobamba (96 km) et, sur la zone côtière, Guayaquil (118 km).

Ces provinces ont un gouverneur et un conseil provincial élu par le peuple. Elles sont autonomes par rapport au gouvernement central au niveau économique et social, ainsi que pour l’utilisation des ressources naturelles.

Dans la paroisse de Chillanes et dans le canton de Pallatanga, Iles de Paix a identifié sur base de différents critères[2] des pôles d’intervention. Ces pôles constituent des zones préférentielles – mais non exclusives – pour le développement d’actions, particulièrement lorsque celles-ci concernent le domaine productif. Deux pôles d’intervention ont été ciblés dans la paroisse de Chillanes ; ils comprennent au total 27 communautés rurales pour une population estimée à 5.292 personnes. Deux pôles ont également été ciblés dans le canton de Pallantanga ; ils comptent 24 communautés et environ 3.860 personnes.

                     

 

                   

     Carte d’Equateur et localisation de la paroisse de Chillanes et du canton de Pallatanga

[1] Les paroisses rurales correspondent historiquement à une division territoriale imposée par l’Eglise.
     Aujourd’hui, le terme « paroisse » a été maintenu dans la constitution moderne de l’Equateur comme désignant la
     subdivision politico-administrative du canton.

[2] Vulnérabilité de la population, homogénéité des systèmes de production, logique de marché, accessibilité,…

Le présent projet aura une durée totale de 12 mois, à partir du 1er avril 2010.  Il s’inscrit dans un programme plus global qui a démarré en 2003 et qui prendra fin en décembre 2012.

Les « bénéficiaires » directs du projet sont les familles de paysans des communautés indiennes ou métissées de la paroisse de Chillanes, comptant 1.914 familles, et du canton de Pallatanga, regroupant au total 1.590 familles.  La dimension intégrale du projet, qui valorise la place et le rôle de chacun, fait que les différentes catégories de la société rurale andine sont toutes concernées: indiens, métis, femmes, enfants, jeunes, etc.

Diverses organisations figurent également parmi les acteurs du projet :

-          Pré-corporation de producteurs de mûres « Santa Rita de Casia » à Chillanes;

-          Association de producteurs de mûres organisée autour du centre de collecte et de transformation « Eterna Primavera » à Pallatanga ;

-          Corporation de producteurs d’haricot (COPROCOFREPAC) ;

-          10 associations féminines, organisées autour d’une activité sociale ou productive.

De manière indirecte, le projet bénéficie à l’ensemble de la population de la paroisse de Chillanes et du canton de Pallatanga, soit pratiquement 25.000 personnes.

 

[1] La méthodologie d’Iles de Paix prônant la responsabilisation des populations locales dans leur processus de développement, nous préférons utiliser la terminologie « parties prenantes » ou « acteurs » pour désigner ce qu’on appelle classiquement les « bénéficiaires » qui sous-entend une vision passive de leur rôle.

Responsable de l’exécution

Iles de Paix a demandé et obtenu, depuis 1995, la capacité juridique en Equateur (ONG Islas de Paz). Cette capacité lui confère le droit de réaliser des actions de développement dans une série de domaines énumérés à l’article 3 de la convention signée en 1998 avec le gouvernement équatorien et renouvelée depuis régulièrement. Cet accord formel régit les prérogatives et obligations de l’ONG ainsi que les objectifs de développement poursuivis.

La structure est coordonnée par Mme Nely MONTERO, sociologue et juriste, qui supervise une équipe de 16 personnes permanentes.  La plupart des membres de l’équipe IdP Equateur sont entrées en fonction voici au moins quatre ans. 

Capacités des partenaires

Dans la majorité des communautés impliquées dans le projet, des techniciens indiens ont suivi le cycle de formation pratique d’Iles de Paix.  Durant cette formation, ils ont pu renforcer leurs capacités propres en découvrant et en mettant en pratique des connaissances et technologies  mieux adaptées aux conditions locales.  Ce sont eux qui mettent en œuvre avec leur communauté les différents programmes (agropastoraux, conservation des ressources naturelles, …), démontrant ainsi à leur entourage les bénéfices dont pouvait être porteur l’adoption de nouveaux comportements et nouvelles techniques.

Sur le plan organisationnel, la structure des communautés rurales est encore calquée sur des règles de fonctionnement traditionnelles qui facilitent la mise en œuvre de programmes collectifs.  Ces règles sont caractérisées par :

(i)                  La collectivité : Réalisation de travaux collectifs (mingas), parcelles communautaires, regroupement entre voisins pour la réalisation de différentes activités,…

(ii)                Le respect hiérarchique : Chaque niveau a ses prérogatives. Les communautés sont responsables de la gestion locale, tandis que la gestion régionale est du ressort des organisations faîtières.

(iii)               La transparence : Pour illustration de ce fait, on peut noter qu’il est dans les habitudes que les comptes et situations personnelles soient régulièrement débattus en public.

Enfin, l’équipe Iles de Paix en Equateur a développé progressivement des compétences répondant aux nécessités et particularités du programme : orientation technique des techniciens paysans, connaissance du contexte socioculturel et des structures socio-organisationnelles locales, cohérence entre les différentes actions menées, appui au self-help,…

D’une manière générale, les résultats positifs observés dans les différentes zones d’intervention, témoignent de la pertinence et de l’efficacité de l’accompagnement de l’équipe d’appui Iles de Paix.  Les actions déjà réalisées au cours des dernières années et la connaissance fine du contexte local nous permettent d’être confiants quant à l’engagement et aux capacités des différents acteurs locaux à mettre en œuvre les activités qui sont programmées en 2010, dans le cadre d’une programmation pluriannuelle 2009-2012.

 

La participation des Iles de Paix, Luxembourg au projet 2010 s'élève à  86.946 € ,

le MAE cofinance le projet à 173.893 €,

la part locale se chiffrera à  65.850 € .

Coût total du projet : 260.839 €.

Il est utile de souligner que pour le présent projet de consolidation des dynamiques socio-économiques et agricoles à Chillanes (Province de Bolivar) et Pallatanga (Province de Chimborazo), la contribution locale est estimée à 65.850 €.  Comme expliqué antérieurement, les apports locaux considérables témoignent de l’engagement et de l’intérêt des bénéficiaires à mettre en œuvre les différentes activités proposées.  Ces apports locaux consistent principalement en la valorisation de la main d’œuvre non qualifiée et des matériaux locaux, mais également en des contributions financières (cotisations) qui elles, représentent généralement entre 5 et 15% des investissements nécessaires à la réalisation de l’activité ou de l’ouvrage.